A CAPPELLA

(Dum dum-du-dum dum-du-dum dum-du-dum dum)

(Dum dum-du-dum dum-du-dum dum-du-dum dum)

 

Je voudrais une la la la la la la

Surtout pas une na na na na na na na

Un air qui court sur la la la

Sans jamais faire de tralala

 

Ah la la la la la la la la la la

la la la la la la la la la la

Cette chanson c'est du la la la la

C’est pas pour les na na na na

 

J'essaie des mots mais ça va pas,

C’est toujours que du bla bla bla,

Il me faudrait un bon sherpa.

De bonnes rimes bien sympas

Je voudrais pas en rester là,

Je vais tester a capella.

 

(Dum dum-du-dum dum-du-dum dum-du-dum dum)

(Dum dum-du-dum dum-du-dum dum-du-dum dum)

alors, ça va, ou pas ?

THE FISHERMAN


Au petit matin brumeux,
Bottes, bonnet et ciré,
Le vieux marin monte à bord,
Pour sa dernière marée.
Depuis toujours le chalut,
Lui tenait lieu de salut.
Il y avait des jours maigres,
Mais d’autres fois au contraire
La cale remplie de poissons
Ils chantaient tous à l'unisson
Personne n'attend sur le quai,
Il voit son avenir noyé,
Un océan de regrets,
Et de filets pas relevés.

Soles, maquereaux, merlans!
C’était mieux… le temps "d’avant"!
L’équipage est embarqué,
Les amarres larguées
Le capitaine appareille.
Entre les bouées fatiguées,
Le chalutier sort de la baie.
Les matelots parlent en criant,
Le moteur couvre le vent
Un dernier café brûlant
Puis c’est la zone de pêche,
Tout le monde est à la tâche

Personne n'attend sur le quai!
Il voit son avenir noyé!
Un océan de regrets!
Et de filets pas relevés!
Soles, maquereaux, merlans!
C’était mieux… le temps "d’avant"!
..
Il travaille sans broncher
Comme depuis tant d’années.
Les gestes restés les mêmes,
C’est une routine qu’il aime.
Son ennemi c’est le temps,
Il lui reste quelques printemps,
Avant que la terre ferme,
Sur lui ne se referme …

Quand il rentrera ce soir
Le quai sera froid et noir,
Pas une main pour l’aider,
Pas une voix pour chanter
...
Personne n’est sur le quai.
Le vent pour accompagner
Un océan de regrets
Et sa vie dans les filets.
...
Soles, maquereaux, merlans!
Un dernier chant, comme avant!

AVENTURIER SUR MON ILE

[Couplet 1]

Aventurier sur mon île,

Pour un enfant, c’était facile,

Le petit moi que j’étais,

Aimait les histoires inventées.

Très remuant mais souriant

Je m’amusais bien tout le temps

Pour le bonheur de mes parents

[Refrain]

Je me souviens de cette enfance

Au goût de miel et de nougat

Sur les épaules de Papa

Je voyais les feux d’artifice

[Couplet 2]

Premier avril à la maison

On suspendait plein de poissons

Du bonheur simple sans façons

Pour le jour de la chandeleur

Les crêpes qu’on retournaient

Atterrissaient sur le buffet

Le dimanche au restaurant

On mangeait des fruits de mer

Un peu de vin ça tue les vers !

[Refrain]

Je me souviens de cette enfance

Au goût de miel et de nougat

Sur les épaules de Papa

Je voyais les feux d’artifice

[Couplet 3]

Je n’ai pas vu le temps passer

A mon âge je suis étranger

Mais mon corps sans me demander

Est en train de me distancer

Et, dure réalité,

Je ne peux pas l’en empêcher.

 

[Refrain final]

Je me souviens de cette enfance
Au goût de miel et de nougat
Sur les épaules de Papa
Je voyais les feux d’artifice
Le temps s’enfuit mais pas pour moi
L’enfant d’hier ne vieillit pas

LE MEC COOL

C'est pour chanter

que je suis né

y'a pas photo

c'est rigolo

alors voilà

je reste là.

 

ch'uis un mec cool,

que le temps coule

juste levé,

pas réveillé ,

pas préparé,

je vais devoir tout inventer

 

pour démarrer,

faut du café,

pas du déca

du bien serré

y'a pas débat,

et puis voilà,

 

ch'uis un mec cool,

que le temps coule

juste levé,

pas réveillé ,

pas préparé,

je vais devoir tout inventer

 

C'est mon métier

et je le fais

sans rechigner.

c'est pas gagné

de s'amuser

avec des paroles chantées

la vérité  elle est pas cool'

j'veux pas m' lever com' les poules!

 

c'est un mec cool,

que le temps coule

juste levé,

pas réveillé ,

et pas rasé,

il va devoir, se dépêcher.

PANIC IN AMERICA

[Couplet1]

J’ai visité les U.S.A,

Dans presque tous ses états,

Je vais maintenant relater,

Comment mon trip s’est déroulé.

Avec ma plus jolie cousine

On est partis du Wisconsin

Descendu en petit bateau,

Le cours du Colorado

Quand j’ai enfin pu toucher terre,

C’était le fond du Delaware.

 

[Refrain]

C ’est l’Amérique mode panique !

Ma boussole est devenue antique !

Choisir le Sud, l'Est ou l'Ouest ?

Je prends le Nord, garde ma veste.

Cinquante étoiles tournent en rond,

 Je n’sais mêm’ plus quel est mon nom !

 

[Couplet2]

Dans une baie au Maryland

Il m’a semblé voir Disneyland,

Ça a fait rire mon amie,

Elle qui s’appelle Virginie

J’ai grandi dans le Missouri

Croyant être au Mi-ssi-ssi-pi.

Dans les collines du Maine

 J’ai acheté un vert domaine,

Puis j’ai rôti en Californie.

En croyant ma vie finie

Mais c’est dans les glaces d’Alaska

Que j’ai pu voir mon trépas

 

[Refrain]

C ’est l’Amérique mode panique !

Ma boussole est devenue antique !

Choisir le Sud, l'Est ou l'Ouest ?

Je prends le Nord, garde ma veste.

Cinquante étoiles tournent en rond,

 Je n’sais mêm’ plus quel est mon nom !

 

[Couplet3]

J’ai fait le beau dans l’Idaho

Aussi au nord de l’Ohio.

Y’a eu débat à Atlanta

Et des bagarres en Indiana,

A cheval en Arkansas

J’ai galopé comme au Texas

Dans un bayou de Louisiane,

J’ai cru voir des raptors

Mais j’avais tort,

C’était just’ des alligators !

 

[Refrain]

C ’est l’Amérique crise de panique !

Ma boussole devenue quantique !

Choisir le Sud, l'Est ou l'Ouest ?

Je prends le Nord, garde ma veste.

Cinquante étoiles tournent rond,

De leur pays chantent le nom !

MARY SHELLEY

Je suis né sur un radeau,
accouché par les flots,
Par le sort mal assemblé,
Y’avait d’moi qu’une moitié,
Un bras, une jambe, un œil,
Mazette quel bel accueil,

Je suis né beaucoup trop tôt,
Je suis un demi-marmot.

Avalé par un cachalot,
J’ai pu dormir bien au chaud,

 Quand j’ai repris mon chemin,
les requins m’ont pris la main !
Un espadon de passage
M’a relancé vers le large.

Dans un grand banc de morues,
Où j’ai failli perdre la vue.

À moitié fait, hé ho !
À moitié flot, hé ho !

Je suis fait de bouts d’écume

Et d’épais morceaux de brume

Il me manque des morceaux,

Mais je flotte bien sur l’eau
Je suis né du fond des flots,
J’y retournerai… bientôt !

 C’est en lisant Mary Shelley
Que j’ai cru trouver l’idée,
De refaire tout mon corps

Pour améliorer mon sort
Mais pour me rafistoler,
Y’a beaucoup trop à réparer !

J’ai songé à me marier,
Mais où trouver une moitié ?
Qui voudrait bien compléter
Un marin mal assemblé ?
Alors j’ai laissé tomber,
Et j’ai continué d’ramer,

À moitié fait, hé ho !
À moitié flot, hé ho !

Je suis fait de bouts d’écume

Et d’épais morceaux de brume

Il me manque des morceaux,

Mais je flotte bien sur l’eau
Je suis né du fond des flots,
J’y retournerai… bientôt !

LA BARQUE

La barque râle ce matin,
Le bois gémit de chagrin.
Ce son que je connais bien
Résonne dans l’air salin.

Mes mains serrées au gouvernail
Me poussent loin De mon bercail.
Je quitte le port au hasard,
Avec du large dans le regard.

La mer qui tangue,
Qui flanche.
Les vagues qui grincent,
Me rincent.

Je cherche uport,
Un support.

La mer chante de travers,
Moi je navigue à l’envers
Sur un courant inversé ;
J’essaie simplement d’exister.

Les cris aigus des goélands
Ont disparu dans le vent.
Le ciel s’est fermé d’un seul coup,
Comme une porte derrière nous.

Le vent m’entoure, me traverse,
La pluie martèle et me renverse.
Je ne distingue plus la nuit
Du noir profond qui m’engloutit…
Encore en vie… malgré la nuit…

 La mer qui tangue,
Qui flanche.
Les vagues qui grincent,
Me rincent.

Je cherche un port,
Un support.

La mer chante de travers,
Moi je navigue à l’envers
Sur un courant inversé ;
J’essaie simplement d’exister.

Un fanal perdu dans la nuit,
Un éclat minuscule qui luit.
Comme un regard au bout du noir,
Comme un refuge, un espoir.

Je redresse le gouvernail,
Le cœur cogne dans mes entrailles.
Et la mer cesse peu à peu
De vouloir m’emporter loin d’eux.

La mer qui tangue,
S’efface.
Les vagues grinçantes
S’apaisent.

Je vois le port,
Enfin le bord.

La mer chante moins de travers,
Je ne navigue plus à l’envers.
Le courant cesse de lutter ;
J’apprends doucement à rentrer.

 

LA TORTUE

J’ai toujours été très lent

Je marchais tout doucement

Je suivais mon for intérieur

Pas pressé, pas pressé

J’arrivais toujours dernier

Ni penaud ni chagriné

Ni penaud ni chagriné

Sans doute que mon cerveau

N’était pas celui d’un sot

Il tournait au petit trot

Je trouvais ça rigolo

Arrivé en cours moyen

Sans avoir eu la moyenne

Je n’étais pas contrarié

Quand les autres rigolaient

Malgré tous mes efforts j’avais tort

Et plutôt que d’écouter

Je regardais au-dehors

Sans doute que mon cerveau

N’était pas celui d’un sot

Il tournait au petit trot

Je trouvais ça rigolo

Sans avoir tout bien compris

Je parvins jusqu’au lycée

Où les élèves étonnés

Moquaient mes capacités

Plus tard à la faculté

Je me suis bien adapté

Et j’ai même accéléré

Étudiant j’étais parfait

Sans doute que mon cerveau

N’était pas celui d’un sot

Il tournait au petit trot

Mais il a pris le galop

Puis je rencontrais Viviane

Je lui déclarai ma flamme

Je sus parler à son âme

Et elle devint ma femme

La morale de cette histoire

Et il faut vraiment y croire

C’est que même les tortues

Peuvent traverser la rue.

Sans doute que mon cerveau

N’était pas celui d’un sot

Il tournait au petit trot

Et ça m’a mené bien haut

UN BATEAU SANS EQUIPAGE

Un bateau sans équipage,
Qui s'envole vers le large,
Seul à bord et des remords,
Je voudrais virer de bord.

J'ai du lourd dans mes bagages,
Je l'assume sans ambages,
Des souvenirs à foison,
Mais je regarde à l'horizon.

Mais où est passée ma vie ?
Dans les matins, dans les nuits,
Dans mes amours, mes orages,
Dans mes erreurs de passage.
Mais où donc est passée ma vie ?
Je la cherche encore aujourd'hui,
Et je vois comme un mirage,
Un bateau sans équipage.

j'ai vécu sans retenue,
Peut-être je me suis perdu ?
Il y avait trop de plaisirs,
Trop d'envies, trop de désirs.
J'ai vécu sans retenue,
Je n'étais pas prévenu,
Que les années sont des voleuses,
Mangeant le temps, silencieuses…

Que les années sont des voleuses,
Mangeant le temps, silencieuses…

Mais où donc est passée ma vie ?
Dans les matins, dans les nuits,
Dans mes amours, mes orages,
Dans mes erreurs de passage.
Mais où donc est passée ma vie ?
Je la cherche encore aujourd'hui,
Et je vois comme un mirage,
Un bateau sans équipage.

Je ne peux pas regretter,
Ni modifier le passé.
Celui d'autrefois,
C'est aussi moi.
Je suis sûr d'avoir changé,
Je sais très bien où je vais.

Mais c'est le dernier voyage,
Réservé à ceux de mon âge.

Je revois des visages,
Des éclats de rire sur la plage,
Des promesses abandonnées,
Des chemins pas empruntés.
Tout ça vibre encore en moi,
Mais ma mémoire s'en va.

Mais où donc est passée ma vie ?
Dans les matins, dans les nuits,
Dans mes amours, mes orages,
Dans mes erreurs de passage.
Mais où donc est passée ma vie ?
Peut-être n'est-elle pas partie,
Et navigant dans mon sillage,
Elle m’accompagne en voyage.

Elle m’accompagne en voyage.

LE BRUIT DE L'EAU

Un bateau sans équipage,
Qui s'envole vers le large,
Seul à bord et des remords,
Je voudrais virer de bord.

J'ai du lourd dans mes bagages,
Je l'assume sans ambages,
Des souvenirs à foison,
Mais je regarde à l'horizon.

Mais où est passée ma vie ?
Dans les matins, dans les nuits,
Dans mes amours, mes orages,
Dans mes erreurs de passage.
Mais où donc est passée ma vie ?
Je la cherche encore aujourd'hui,
Et je vois comme un mirage,
Un bateau sans équipage.

j'ai vécu sans retenue,
Peut-être je me suis perdu ?
Il y avait trop de plaisirs,
Trop d'envies, trop de désirs.
J'ai vécu sans retenue,
Je n'étais pas prévenu,
Que les années sont des voleuses,
Mangeant le temps, silencieuses…

Que les années sont des voleuses,
Mangeant le temps, silencieuses…

Mais où donc est passée ma vie ?
Dans les matins, dans les nuits,
Dans mes amours, mes orages,
Dans mes erreurs de passage.
Mais où donc est passée ma vie ?
Je la cherche encore aujourd'hui,
Et je vois comme un mirage,
Un bateau sans équipage.

Je ne peux pas regretter,
Ni modifier le passé.
Celui d'autrefois,
C'est aussi moi.
Je suis sûr d'avoir changé,
Je sais très bien où je vais.

Mais c'est le dernier voyage,
Réservé à ceux de mon âge.

Je revois des visages,
Des éclats de rire sur la plage,
Des promesses abandonnées,
Des chemins pas empruntés.
Tout ça vibre encore en moi,
Mais ma mémoire s'en va.

Mais où donc est passée ma vie ?
Dans les matins, dans les nuits,
Dans mes amours, mes orages,
Dans mes erreurs de passage.
Mais où donc est passée ma vie ?
Peut-être n'est-elle pas partie,
Et navigant dans mon sillage,
Elle m’accompagne en voyage.

Elle m’accompagne en voyage.