L'aventure commence ici : mes récits futuristes
Bienvenue dans l'univers de mes « premières pages », une collection de courts récits de science-fiction conçus pour piquer votre curiosité. Mon objectif est simple : vous transporter dans d'autres mondes, vous surprendre et vous donner l'irrésistible envie de découvrir la suite...

Le concept...
Mes « premières pages » sont une approche que je souhaite originale de la narration. Il s'agit de courts récits de science-fiction, chacun accompagné d'une couverture et d'une quatrième de couverture, mais s'arrêtant délibérément juste au moment où l'intrigue prend son envol. L'idée est de vous laisser sur votre faim, espérant ainsi vous donner, grâce à un aperçu accrocheur et l'envie de poursuivre l'aventure littéraire.

Surprendre...

Un aperçu : « Un siècle plus tard... »
Découvrez un fragment de mon univers, un avant-goût de ce qui vous attend dans mes récits. Laissez-vous emporter par cette première page, et imaginez la suite de cette réalité transformée :
" Un siècle plus tard la planète bleue était devenue toute grise. Les plus grandes mégapoles avaient été rayées de la carte, le béton s’étant, sous l’effet conjugué des radiations et d’une spectaculaire et inexpliquée accélération de la carbonation atmosphérique transformé en une poudre grise et volatile. Tokyo et ses plus de 37 millions d’habitants n’était plus qu’un très lointain souvenir et le Pacifique, l’Atlantique et tous les autres étendues d’eau d’immenses déserts de sables irradiés."

Red Moons
T1 : Hors les Mondes
01/06/2015
Michel D. est né à Bordeaux et vit paisiblement à proximité de cette métropole. Après un parcours professionnel très atypique ce roman est sa deuxième tentative d’écriture (après OUT ! paru en mai 2015).
Sa forme originale correspond bien à son auteur…
Hors les Mondes
Les deux lunes rouges apparurent simultanément, comme chaque jour à 11PM depuis quatre siècles. Exactement depuis le 14 janvier 2035, date à laquelle toute forme de vie sur terre avait quasiment disparue. Cette année-là, suite à la 3ème guerre mondiale et profitant de la faiblesse des gouvernements encore en place les marchés parallèles étaient devenus tout puissants et les armes comme les matières fissibles s’ échangeaient à travers le monde sans véritable contrôle.
Un contrat non respecté et une bataille de drones lourdement armés avait eu pour résultat de provoquer l’explosion d’une réserve d’urano-plutonium puis de toutes les têtes nucléaires en éveil à cet instant. Les effets avaient été immédiats, les conséquences irréversibles, aussi bien sur la faune et la flore mais aussi sur la terre elle-même et les mers, les océans.. Un siècle plus tard la planète bleue était devenue toute grise. Les plus grandes mégapoles avaient été rayées de la carte, le béton s’ étant, sous l’effet conjugué des radiations et d’une spectaculaire et inexpliquée accélération de la carbonation atmosphérique transformé en une poudre grise et volatile. Tokyo et ses plus de 37 millions d’habitants n’était plus qu’un très lointain souvenir et le Pacifique, l’Atlantique et toutes les autres étendues d’eau d’immenses déserts de sables irradiés.
Depuis ce jour-là, chaque soir à la même heure, deux lunes rouges apparaissent brusquement comme de monstrueux phares couvrant la terre entière d’un halo sanglant.
STAN4 sentit ses nano capteurs modifier ses réglages internes pour commuter en mode nocturne. Les économies d’énergie étaient devenues depuis bien longtemps la principale préoccupation de l’Alliance et chaque entité, humanoïde ou pas, mobile ou statique, se voyait soumis aux mêmes règles strictes concernant l’utilisation de ses ressources en Hydrocarburant.
Le Guetheur déploya ses deux paraboles dorsales qui pointèrent automatiquement sur chacune des lunes. Seul un petit chuintement se fit entendre lorsque le processus de remplissage se déclenchât.
Les Guetheurs faisaient partie de la famille des HumanoKapteurs, une entité humanoïde de classe V dont la seule fonction était de servir d’interconnexion entre les lunes mères et GR2400 le grand réservoir de dernière génération.
La partie humanoïde de STAN4 se réduisait à son apparence. Un exosquelette de chitine industrielle lui donnait une vague silhouette humaine au détail près que les classe V n’avaient jamais été dotés de visage !
Pour le reste, les tissus qui semblaient constituer ce qui aurait dû correspondre à un corps ressemblaient beaucoup plus à des tissus nano-tactiles qu’à de la peau humaine.
L’HumanoKapteur émettait maintenant une lueur verdâtre qui pulsait à intervalles réguliers, signe que le transfert se déroulait correctement. Petit à petit la couleur devenait plus pâle au fur et à mesure que le remplissage approchait de son seuil maximum.
Sans montrer aucun signe d’impatience STAN4 attendit le signal qui indiquait le niveau maximum de remplissage. D’un simple effleurement de la main sur son capteur ventral il interrompit simultanément le clignotement du led orange qui venait de s’allumer, et le repli des antennes désormais inutiles. Le Classe V pivota sur lui-même tout en s’auto-réglant en mode mobilité furtive et prit ensuite lentement le chemin du réservoir, comme chaque soir à la même heure depuis sa mise en service, guidé par le signal-mère du Grand Réservoir.
Rendu invisible par le mur pulsionnel de son observatoire, SolarVIII, un des très rares survivants du siècle précédent, jeta un coup d’œil sur le petit humanoïde qui retournait au réservoir, sans que cette vision interrompe le cours de sa réflexion. Il avait en tête des préoccupations bien plus importantes que les problèmes de contrebande d’énergie lunaire. Son statut le plaçait juste au-dessous du Mentor de Classe Alpha dirigeant actuel de la Confédération des Lunes. Et les soucis ne manquaient pas, à commencer par la décision qui devait être prise concernant la mise en place de la dernière version d’HAIVE3, l’humanoïde femelle prévue pour remplacer petit à petit toutes les entités féminines de la Confédération…
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