L'aventure commence ici ...

Bienvenue dans l'univers de mes « premières pages ». Une collection de mini récits de science-fiction, conçus pour piquer votre curiosité. Mon objectif est simple : vous emmener dans d'autres mondes, vous surprendre et vous donner l'envie de découvrir la suite...

Le concept...

Mes « premières pages », c'est une approche que j'espère originale de la narration. Il s'agit de très courts récits de science-fiction, accompagnés d'une couverture et d'une quatrième de couverture, mais s'arrêtant délibérément au moment où l'intrigue prend son envol. L'idée est de vous laisser sur votre faim, espérant ainsi vous donner, grâce à un aperçu accrocheur,  l'envie de poursuivre l'aventure littéraire.

Surprendre...

en construction

Un aperçu : « Un siècle plus tard... »

Découvrez un fragment de mon univers, un avant-goût de ce qui vous attend dans mes récits. Laissez-vous emporter par cette première page, et imaginez la suite de ce futur imaginé...

" Un siècle plus tard la planète bleue était devenue toute grise. Les plus grandes mégapoles avaient été rayées de la carte, le béton s’étant, sous l’effet conjugué des radiations et d’une spectaculaire et inexpliquée accélération de la carbonation atmosphérique transformé en une poudre grise et volatile. Tokyo et ses plus de 37 millions d’habitants n’était plus qu’un très lointain souvenir et le Pacifique, l’Atlantique et tous les autres étendues d’eau d’immenses déserts de sables irradiés."

Red Moons

 

 

Hors les Mondes

 

Les deux lunes rouges apparurent simultanément, comme chaque jour à 11PM, depuis quatre siècles. Exactement depuis le 14 janvier 2035, date à laquelle toute forme de vie sur terre avait quasiment disparue. Cette année-là, suite à la 3ème guerre mondiale et profitant de la faiblesse des gouvernements encore en place les marchés parallèles étaient devenus tout puissants et les armes comme les matières fissibles s’ échangeaient à travers le monde sans véritable contrôle. 

Un contrat non respecté et une bataille de drones lourdement armés avait eu pour résultat de provoquer l’explosion d’une réserve d’urano-plutonium puis de toutes les têtes nucléaires en éveil à cet instant. Les effets avaient été immédiats, les conséquences irréversibles, aussi bien sur la faune et la flore mais aussi sur la terre elle-même et les mers, les océans.. Un siècle plus tard la planète bleue était devenue toute grise. Les plus grandes mégapoles avaient été rayées de la carte, le béton s’ étant, sous l’effet conjugué des radiations et d’une spectaculaire et inexpliquée accélération de la carbonation atmosphérique  transformé en une poudre grise et volatile. Tokyo et ses plus de 37 millions d’habitants n’était plus qu’un très lointain souvenir et le Pacifique, l’Atlantique et toutes les autres étendues d’eau d’immenses déserts de sables irradiés.
Depuis ce jour-là, chaque soir à la même heure, deux lunes rouges apparaissent brusquement comme de monstrueux phares couvrant la terre entière d’un halo sanglant.

STAN4 sentit ses nano capteurs modifier ses réglages internes pour commuter en mode nocturne. Les économies d’énergie étaient devenues depuis bien longtemps la principale préoccupation de l’Alliance et chaque entité, humanoïde ou pas, mobile ou statique, se voyait soumis aux mêmes règles strictes concernant l’utilisation de ses ressources en Hydrocarburant.
Le Guetheur déploya ses deux paraboles dorsales qui pointèrent automatiquement sur chacune des lunes. Seul un petit chuintement se fit entendre lorsque le processus de remplissage se déclenchât.
Les Guetheurs faisaient partie de la famille des HumanoKapteurs, une entité humanoïde de classe V dont la seule fonction était de servir d’interconnexion entre les lunes mères et GR2400 le grand réservoir de dernière génération.

La partie humanoïde de STAN4 se réduisait à son apparence. Un exosquelette de chitine industrielle lui donnait une vague silhouette humaine au détail près que les classe V n’avaient jamais été dotés de visage ! 

Pour le reste, les tissus qui semblaient constituer ce qui aurait dû correspondre à un corps ressemblaient beaucoup plus à des tissus nano-tactiles qu’à de la peau humaine.

L’HumanoKapteur émettait maintenant une lueur verdâtre qui pulsait à intervalles réguliers, signe que le transfert se déroulait correctement. Petit à petit la couleur devenait plus pâle au fur et à mesure que le remplissage approchait de son seuil maximum.

Sans montrer aucun signe d’impatience STAN4 attendit le signal qui indiquait  le niveau maximum de remplissage. D’un simple effleurement de la main sur son capteur ventral il interrompit simultanément le clignotement du led orange qui venait de s’allumer, et le repli des antennes désormais inutiles. Le Classe V  pivota sur lui-même tout en s’auto-réglant en mode mobilité furtive et prit ensuite lentement le chemin du réservoir, comme chaque soir à la même heure depuis sa mise en service, guidé par le signal-mère du Grand Réservoir.

 Rendu invisible par le mur pulsionnel de son observatoire, SolarVIII,  un des très rares survivants du siècle précédent, jeta un coup d’œil sur le petit humanoïde qui retournait au réservoir, sans que cette vision interrompe le cours de sa réflexion. Il avait en tête des préoccupations bien plus importantes que les problèmes de contrebande d’énergie lunaire. Son statut le plaçait juste au-dessous du Mentor de Classe Alpha dirigeant actuel de la Confédération des Lunes. Et les soucis ne manquaient pas, à commencer par la décision qui devait être prise concernant la mise en place de la dernière version d’HAIVE3, l’humanoïde femelle prévue pour remplacer petit à petit toutes les entités féminines de la Confédération…

 

Le dernier CHedï

 

 

Le dernier CHedï

 

Le CHedï manœuvra avec habileté son lourd appareil. Il jura encore une fois en constatant que la surface de ce qu’il fallait bien appeler un tarmac était toujours aussi peu adaptée à l’atterrissage des engins comme son E_Menthal. Il réussit néanmoins à figer l’aéronef jaune et blanc de la Ligue des Reclus en vol stationnaire et les nanomoteurs robotisés finirent de positionner parfaitement l’appareil sur l’aire d’atterrissage que seuls les initiés pouvaient apercevoir puisqu’elle était totalement invisible à toute autre entité.

 

CHE_K descendit sans hâte et alla se placer directement dans la lumière blanche du sas de téléportation. Aucun son ne troublait le silence absolu qui régnait sur la plate-forme de Mandra4 et il n’y eut qu’un léger chuintement quand il disparut pour laisser fugitivement la place à son hologramme irisé au milieu du halo de lumière.

Son arrivée au centre d’accueil se fit là encore dans un silence complet qu’il commençait à trouver pesant. Depuis son interception il n’avait été en contact avec aucun humain ni aucune entité augmentée. Seules les IEguards l’avaient pris en compte et l’avait forcé à se poser sur cette étoile de la galaxie Alma-Mater. Il avait beau se répéter que sa mission avait été un succès, sans qu’il ne viole aucune loi ni aucun accord intermondes il se sentait en danger, sans même savoir encore ce qu’on lui reprochait. Il savait seulement qu’il allait être confronté à l’iM4, l’inquisiteur de cette étoile. C’était la procédure standard dans tous les mondes connus. Quand un vaisseau était arraisonné, son pilote devait être conduit devant l’inquisiteur de la planète concernée avec lequel il serait interconnecté en mode full Deep ce qui équivalait à abandonner à l’autre la possibilité d’explorer en profondeur le moindre recoin de son ou de ses cerveaux mais aussi d’accéder à tous ses disques mémoriels. Beaucoup de rumeurs circulaient sur les Inquisiteurs et leurs méthodes et celles dont il avait eu connaissance sur l’iM4 n’étaient pas du tout faites pour le rassurer !

Les iNquisiteurs étaient des humanoïdes de niveau 7 imposés par les GuiDes de l’Empire dans toutes les galaxies. Leur seule et unique mission était de traquer inlassablement les déviants en utilisant leur Cervex Mater, une forme très élaborée des cerveaux humains des siècles passées, capables de scanner et d’analyser en continu toutes les fréquences connues mais aussi de se connecter avec n’importe quelle entité, humanoïdes ou pas.

Ces informations, tous les chevaliers CHedï les connaissait mais, selon la rumeur il se disait que l’iM4 ne se contentait pas d’explorer…il avait disait-on pour fâcheuse habitude de RAZériser les humanoïdes un peu trop systématiquement ! Et Zerb_Akan, sans doute le dernier CHedï en mission n’avait pas du tout envie de devenir un zombi Boy…

 

BELIEN

 

 

Après le succès de la saga ALIEN, la suite logique :

BELIEN !

 

Texte à venir...

 

 

LE PEUPLEDES GLYPHES

 

1 : Les Veilleurs Silencieux

 

En 2050, dans le désert de Nazca, au sud du Pérou, un événement bouleversa le monde de l’archéologie. Après une série de tremblements de terre d’origine inconnue, un géoglyphe massif refit surface. Les lignes, tracées avec une précision mathématique, semblaient n’être qu’une pièce supplémentaire d’un gigantesque puzzle laissé par des civilisations disparues. Pour les archéologues et géologues du monde entier, c'était une découverte monumentale. Mais pour une poignée d'initiés, ce n'était rien de moins qu'un signal attendu depuis des millénaires.

Sofia Mendoza, géologue et archéologue péruvienne, dirigeait une équipe sur place, fascinée par ce nouveau glyphe qui, étrangement, semblait émettre une faible lumière dorée sous la lumière de la lune. Mais Sofia n'était pas seulement une scientifique. Depuis son enfance, elle faisait partie d'une société secrète que peu soupçonnaient : Le Peuple des Glyphes, une confrérie mystérieuse qui avait surveillé les géoglyphes pendant des générations. Cette société avait toujours été convaincue que ces motifs ancestraux étaient plus que des curiosités historiques – ils étaient des outils de communication avec une force bien plus ancienne que l’humanité.

Cette nuit-là, à 20h50 précises, quelque chose changea. Se tenant seule devant le glyphe, Sofia sentit une impulsion la traverser. Des mots lui échappèrent, un murmure de langue oubliée, qu’elle n’avait jamais appris mais qu’elle connaissait au plus profond d’elle-même. Au même moment, dans le monde entier, des milliers de personnes – maçons, géologues, archéologues, historiens, tous membres du Peuple des Glyphes – psalmodièrent ces mêmes mots, déclenchant un phénomène que les observateurs externes appelleraient bientôt "La Lamentation des Glyphes".

Le monde extérieur, incapable de comprendre cette psalmodie simultanée, fut pris de panique. Les autorités furent alertées, mais les experts scientifiques étaient totalement déconcertés. Sofia, elle, savait que cela n’était que le début d'un éveil bien plus grand.

2 : L'Appel du Nord

En Sibérie, au cœur du désert glacé de Tchara, Yuri Andropov, paléontologue russe, était loin des mystères sud-américains. Il était absorbé par ses recherches sur des fossiles vieux de plusieurs milliers d’années, mais sans lien apparent avec les géoglyphes. Pourtant, à la même heure que Sofia, il ressentit un appel. Son corps entier fut envahi par un froid qui n’avait rien à voir avec les températures extérieures. À 20h50 précises, comme Sofia, des mots lui échappèrent, comme un souffle venu d'un autre âge. Les yeux écarquillés de ses collègues furent témoins de ce moment, mais personne n’osa intervenir.

Le lendemain, une secousse inattendue ébranla la plaine glacée. La terre s’ouvrit, révélant un glyphe doré de 50 km², gigantesque et parfait dans ses dimensions. C’était le plus grand jamais découvert. La lumière dorée qui en émanait se reflétait sur la glace, illuminant le ciel polaire d’une lueur surnaturelle.

Yuri comprit que cet événement ne pouvait être ignoré. Ce glyphe était la dernière clé d’une énigme cosmique. Plus il avançait dans ses recherches, plus il était convaincu que les glyphes étaient une langue ancienne, un code destiné non seulement aux humains, mais à des entités bien au-delà de leur compréhension.

3 : La Convergence des Mondes

À travers le monde, des glyphes nouveaux et anciens commencèrent à briller chaque nuit, exactement à 20h50. Les autorités mondiales s'affolèrent, incapables de maîtriser ces phénomènes. Les gouvernements lancèrent des enquêtes, tandis que certains d'entre eux considéraient ces manifestations comme une menace potentielle. L'ONU organisa une conférence d’urgence à Genève pour rassembler les meilleurs esprits du monde scientifique et religieux. C’est là que Sofia et Yuri se rencontrèrent pour la première fois.

Ils réalisèrent rapidement qu'ils n’étaient que des pièces d'un plus grand ensemble. En partageant leurs découvertes, ils prirent conscience que les géoglyphes servaient non seulement à communiquer avec une entité divine, mais étaient aussi un moyen de connecter des savoirs anciens dispersés à travers le globe. Chaque glyphe activé renforçait une force collective en sommeil, et cette force était en train de s’éveiller.

Mais ce n’était pas une révélation uniquement scientifique. Au sein du Peuple des Glyphes, des fractures commencèrent à apparaître. Certains initiés, comme Marcus Hale, un ancien maçon devenu membre influent de la confrérie, prônaient un retour aux traditions et un contrôle total sur le Dieu des Glyphes. Pour Marcus et ses partisans, cette entité devait être maîtrisée, transformée en outil pour reconstruire l’humanité selon leur vision. D’autres, comme Sofia et Yuri, croyaient que tenter de manipuler une force aussi ancienne serait désastreux.

En parallèle, des factions cachées au sein du Peuple des Glyphes émergèrent, cherchant à utiliser le pouvoir des glyphes pour des fins politiques. Des rumeurs circulaient sur des gouvernements qui avaient infiltré la confrérie pour tenter de contrôler cette force montante, y voyant une opportunité d'influence mondiale.

4 : L’Éveil

Chaque soir la lueur des géoglyphes devenait plus intense, comme si une énergie grandissait à l’intérieur des lignes millénaires. Dans le désert de Nazca, Sofia et Yuri se retrouvèrent au milieu d'un glyphe particulièrement lumineux, leurs pieds entourés de fissures qui semblaient s'ouvrir sur une autre dimension. Le ciel se para d’une lueur dorée, et un frémissement parcourut l’air. Une sensation de vertige les envahit : ils comprirent alors que le Dieu des Glyphes n’était pas une entité extérieure, mais la manifestation même des croyances de leurs adorateurs, renforcée par des générations de psalmodies et de dévotion.

Les glyphes n’étaient pas de simples signaux envoyés vers l’espace. Ils étaient une ancienne langue, un langage cosmique qui connectait les humains à une force universelle. Leur activation avait réveillé cette conscience collective, une entité de pouvoir immense, faite de la foi et du savoir accumulés au fil des siècles.

Le monde extérieur, toujours déconcerté, ne pouvait plus nier que quelque chose de plus grand que l’humanité elle-même s’éveillait. Les dirigeants de plusieurs nations tentèrent de contrôler le phénomène, de militariser les découvertes, mais les adorateurs des glyphes étaient désormais des millions, dispersés sur tous les continents, et leur pouvoir augmentait à chaque instant.

Sofia, Yuri et Marcus se tenaient devant un choix : intégrer cette nouvelle entité divine et participer à sa transformation du monde, ou chercher un moyen de la neutraliser avant qu’elle ne prenne le contrôle total. Mais les glyphes brillaient de plus en plus fort, et la fenêtre de décision se refermait.

5 : La Résonance Finale

Alors que tous les géoglyphes de la planète brillaient d'une lumière aveuglante, le Peuple des Glyphes entra dans une dernière psalmodie. L’entité divine, le Dieu des Glyphes, était désormais éveillée, formée par des siècles de dévotion, prête à redéfinir l’avenir de l’humanité. Mais ce qui allait se produire restait un mystère. Un pouvoir ancien et collectif était revenu dans le monde et il n’y avait qu’une seule certitude : rien ne serait plus jamais comme avant.

 

 

LAND OF WASTE

 

 

Ce qui, dans le temps ancien, s’appelait « les pays » ont été depuis très longtemps redécoupées en Zones géographiques spécialisées (Z.G.S). Devenus des hypers spécialistes de ces techniques les ZGS se sont considérablement enrichies et sont devenues d’énormes conglomérats, indispensables à la survie de la Terre-Monde… Les anciennes zones désertiques sont désormais couvertes d'un quadrillage d'usines semi-automatisées dont le fonctionnement est assuré par des cohortes de robots humanoïdes associés à des humains augmentés.

 

A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

LE PROTOCOLE

 

 

LE PROTOCOLE

 

Il n'y avait pas de commencement. Il y avait seulement l'être et l'être dans le néant. Un néant chaud, lumineux, où le temps n'existait plus. Un océan de lumière dorée et immobile baignait sans cesse sa peau. Il marchait, sans but, sur un sol infini qui ressemblait à du sable, mais qui ne cédait jamais sous ses pas. Il n'avait ni faim, ni soif, ne ressentait aucune fatigue. Il était, tout simplement.

Au début, la solitude était une sensation nouvelle, presque agréable. Mais au fil des jours, elle se transforma en une angoisse lancinante. L’idée d’en finir se présenta à lui mais il se rendit compte qu'il ne pouvait mourir. Aucune blessure, aucune maladie ne semblait pouvoir l'atteindre. Il était devenu un prisonnier immortel. Chaque grain de sable de ce désert incandescent semblait le scruter, le juger. Il avait l'impression d'être observé, comme dans une expérience scientifique.

 

 

L'idée d'une conscience supérieure, d'une entité lointaine tirant les ficelles de son existence, revenait sans cesse dans son esprit. Il se demandait si cette entité était bienveillante ou indifférente.

Et sans cesse il marchait, il se déplaçait. Du moins avait-il l’impression d’être toujours en mouvement. Mais il y avait bien longtemps lui semblait-il qu’il avait perdu la notion de réalité. Il marchait, encore et encore, peut-être pour se donner l’impression d’exister…

Au début, il ne fit qu'entrevoir une silhouette floue, au bord de l'horizon. Puis, au fur et à mesure qu'il s'approchait, les traits se précisèrent. C'était lui. C’était impossible mais c’était bien lui, indubitablement. Le même visage, les mêmes yeux, le même corps. Pourtant, quelque chose ne collait pas. Son double avait un air distant, presque mélancolique. Comme dans un rêve, il se rapprocha encore. Les souvenirs affluèrent alors, une cascade d'images et de sensations. Il revit sa vie à travers les yeux de cet autre, ses erreurs, ses regrets, mais aussi ses joies, ses amours. Il fut témoin de choix qu'il n'avait pas faits, de chemins qu'il n'avait pas empruntés. Un frisson le parcourut lorsqu'il réalisa que cet être était une version parallèle de lui-même, un miroir de son âme.

 

 

Et dans ce miroir, il vit à la fois le meilleur mais aussi le pire de lui-même. Le double, les yeux toujours fixés sur lui, leva un doigt tremblant et murmura une phrase incompréhensible, une sorte de mantra. Puis, comme une illusion matinale, il se dissipa dans l'air, laissant derrière lui un silence assourdissant.

Le cœur lourd mais aussi apaisé l’homme reprit son errance. Il avait vu les deux faces de son être. Dans cette confrontation, il avait entrevu une paix qu'il n’aurait jamais cru possible. Cette rencontre le bouleversa profondément, et peu à peu, au fil des jours, la peur céda la place à une forme de résignation. Il avait tout perdu, à commencer par son identité. Il n'était plus qu'une ombre, un fantôme errant dans un néant sans fin. Pourtant, au plus profond de lui, une paix étrange avait commencé à s’installer. Libéré de ses désirs, de ses besoins, il se fondit peu à peu dans le paysage, devenant lui-même une partie intégrante de ce désert incandescent. Il avait enfin trouvé une forme de sérénité, non pas dans l'espoir d'un ailleurs, mais dans l'acceptation totale de son être.

 

Et puis, tout s'éteignit.

 

 

 

Le caisson s'entrouvrit lentement dans un chuintement discret. À l'intérieur, un homme au visage serein flottait au milieu d'un nuage de gaz colorés. Le robot, modèle TANATO3000, délivra son message programmé : « humanoïde GAUDI51, fin du protocole départ assisté. Accomplissement 100% ».

 

 « L'homme » avait choisi sa fin.