L'Écho des Mots : Mes Paroles Chantées

Bienvenue dans l'univers de mes paroles de chansons. Ici, chaque texte est une mélodie silencieuse, une histoire, une émotion capturée "à ma façon". Explorez ces thèmes variés et laissez-vous emporter... 

Graffeur de nuit

Dans la belle endormie engloutie par les ombres,
le halo des lumières s’épuisent lentement.
Je marche sans rien voir, guidé par le silence.
Je cherche un bel endroit, il me fera un signe.

Je ne suis pas de ceux qui oublient ce qu’ils dansent,
Je tiens entre mes mains des mots en transparence,
Qui n’attendent qu’un souffle, une nuit sans témoin,
Pour tracer leur chemin sur le flanc des ruelles.

Ce soir, je veux vous dire ce que je veux écrire,
Sur le support muet des murs de la cité.
Quand la nuit finira son inutile lutte,
Vous verrez mes secrets flotter sous la clarté.
La ville, livre ouvert où je pose mes signes,
À l’envers, à l’endroit, dans la magie des lignes.

 Le temps s’écoule, et pourtant immobile,
On dirait qu’il aspire le souffle des lumières.
La nuit sait bien garder les promesses inventées,
Et mes phrases s’envolent comme des mots vivants.

Je veux partout inscrire un peu de mes pensées,
Fugitives visions que la nuit m’a données

Qu’importe si mes mots sont par trop maladroits,
Ils auront vos regards pour les porter plus loin.

Ce soir, je veux vous dire ce que je veux écrire,
Sur le support muet des murs de la cité.
Quand la nuit finira son inutile lutte,
Vous verrez mes secrets flotter sous la clarté.
La ville, livre ouvert où je pose mes signes,
À l’envers, à l’endroit, dans la magie des lignes.

Et quand le jour viendra, effaçant l’alchimie,
Il restera la trace de nos heures enfuies.
Et peut-être qu’alors, quelqu’un levant la tête,
Verra dans mes éclats un morceau de tempête.

Demain, à la lumière, vos pas feront surgir
Les mots que j’ai posés pour prolonger la vie.

BARRANQUISMO

 

L’eau.
Qui court.
Bruyante.
Entre les murs de pierre.

En haut,
des morceaux de ciel.

On est là.
Quatre.
Un guide.
Et elle.

Arrivée à la fin.
Acceptée quand même.
Parce qu’elle est jolie.

On est amis.
On fait avec.
On espère.

Marcher.
Nager.
Escalader.

Voilà.

On est jeunes.
On se dit guerriers.
La difficulté nous attire.
On est venus pour ça.
Pour le noir de la Sierra.

La chatière.
Premier refus de la lady.

Le guide coincé derrière.
On se regarde.
On se sépare.
On avance.

Pas le choix.
Trop de courant.

Le moral baisse.
Un saut.
Trop exigeant.

Un autre bloque.
On l’encorde.
On n’insiste pas.

Le repos viendra.
Plus tard.
Dans une eau assagie.
Enfin.

Marcher.
Nager.
Escalader.

Encore.

Un mur.
Droit.
Impossible.

Je pars seul.
En éclaireur.

Je sais.
Redescendre est interdit.

Je doute.

Je force.
Je tiens.

Longtemps.

Et puis je passe.

Fin d’après-midi.
On est tous là.

Personne ne parle.
Pas de reproches.
Pas de conflit.

Mais des regrets.
Et des non-dits.

On rentre.
En silence.

Page tournée.

On est jeunes.
On se croyait guerriers.

Et demain…
c’est lundi.

La vie, L'Amor

 

 

Au jour de mon départ je ne veux pas de pleurs,

Pas de très longs discours mais je veux bien des fleurs.

Je disparais sans peur, j'espère sans douleur.

Je disparais sans peur, j'espère sans douleur.

 

Au moment de partir je me veux seul témoin,

De ce que fût ma vie, je la regarde, au loin.

Au bout de tant de jours, je l’aperçois enfin,

Quelque chose de simple, quelque chose de mien.

 

Je choisis la flamme et les cendres,

Sans tristesse et sans excès.

De mon séjour ici je laisse en silence,

Quelques souvenirs qui dansent et puis s’effacent

 

Au jour de mon départ je ne veux pas de pleurs,

Pas de très longs discours mais je veux bien des fleurs.

Je disparais sans peur, j'espère sans douleur.

Je disparais sans peur, j'espère sans douleur.

 

Je n’ai pas su garder tous mes anciens amis,

Mais peut-être aujourd’hui, peut-être sous la pluie,

Ressurgis du passé, visages fatigués,

Vous me trouverez là, au bout de mon chemin.

 

Ma vie fut bien remplie et j’ai peu de regrets

Mais des blessures à l’âme.

Quand viendra le moment je voudrais le pardon

De celles que j’aimais mais sans fidélité...

 

Au jour de mon départ je ne veux pas de pleurs,

Pas de très longs discours mais je veux bien des fleurs.

Je disparais sans peur, j'espère sans douleur.

Je disparais sans peur, j'espère sans douleur.

 

Un petit coin tranquille et un peu de lumière,

Un arbre qui me veille, un ciel pas trop sévère

C’est là que je veux être, enfin je le voudrais,

Mais mes vœux et ma route ont déjà voyagé…

SHERE KHAN

 

 

Sous la canopée, l’air, lourd comme un secret.
Chaque feuille écoute, chaque bête sent le danger.

 Ses rayures dans l’ombre, le solitaire chasse,
Sa haine de l’homme sourd à son passage.

 

Sur son flanc, de larges cicatrices,
Comme une histoire inachevée.

La dernière fois, le feu a pris sa part,
Aujourd’hui il vient pour la réclamer.

 

Il boite, il est bancal. C’est un roi sans couronne,
Mais son regard brûle, plus que le feu humain.
La loi de la jungle est gravée dans sa voix,
Pas besoin de livre quand la mort fait leçon.

 

La jungle a ses lois, que personne n’écrit,
Des crocs pour signer les pactes, du sang promis.
Même la nuit se tait quand le fauve est là,
Shere Khan avance, et la peur suit ses pas.

 

Un enfant court, le destin sur ses talons,
La jungle hésite, entre fuite et leçon.
Shere Khan n’oublie pas, le passé le dévore,
Et chaque pas qu’il fait est comme une menace.

 

La jungle ne chante pas. Elle observe,
Elle retient son souffle,
Redoutant la fin de l’histoire…

 

La jungle se souvient,

Des flammes, des cris,
Et de l’odeur de l’homme, accrochée à la nuit.

 

La jungle a ses lois, que personne n’écrit,
Des crocs pour signer les pactes, du sang promis.
Même la nuit se tait quand le fauve est là,
Shere Khan avance, et la peur suit ses pas.

 

La jungle hésite.
Protéger l’innocence ou respecter la peur ?

Et le temps se suspend. La nuit s’éteint,
 La mort devra attendre.

Peut-être demain.

CIRCUS

 

Ampoules colorées, chapiteau bariolé
Sur la petite place d’un village endormi
Le cirque a exposé ses promesses d’été.
Et les familles arrivent, les enfants excités.

On s’installe, souriants, sur les gradins usés
Ça colle un peu, ça sent la sciure et le vieux.
Loyal parle longtemps, et personne n’écoute
Les clowns vont venir, on est venus pour eux.

On a cru voir passer un ouragan.
Le vent faisait hurler les haubans
La toile tremblait comme un grand drap flottant,
Mais l’orchestre jouait, plus fort que le vent.

Les otaries saluent, maladroites et fières
Sous les rires en cascade et les mains qui battent
Le vieux lion s’est avancé, fatigué mais sincère.
Il connaît la chanson, il fait encore semblant.

Derrière les sourires, les parents regardent le ciel
Un nuage trop noir, une rafale plus forte
Les musiciens soufflent comme si leur vie dépendait
De chaque note lancée contre l’orage

On a cru voir passer un ouragan,
Le vent faisait hurler les haubans,
La toile tremblait comme un grand drap flottant,
Mais l’orchestre jouait, bien plus fort que le vent.

Les enfants ne voient pas le ciel.
Ils rient, mangent du sucre,
Sans savoir encore encore,
Que la peur peut sourire aussi.

Les clowns arrivent, le blanc et l’autre.
Tout près, trop près, c’est encore mieux.
Les yeux brillent, les parents soupirent,
Ce soir pour les calmer on comptera sur eux.

Le vent se lasse, la nuit respire.
Le chapiteau se détend en silence.
Le danger plie bagage,
Son numéro raté, sans applaudissements.

On a cru voir passer un ouragan
Le vent faisait hurler les haubans
La toile s’est tue, le ciel aussi
L’orchestre peut jouer un au-revoir joyeux

LE FETARD

 

 

Invisible le jour, intenable la nuit

Inaperçu je suis, caché au fond d’un lit,

Et je compte les heures à tromper mon ennui,
Pendant que les mois filent et s’écoulent sans bruit

 

A force de jouer au loser magnifique

Je n’ai plus personne qui donne la réplique,

Et c’est dans la bouteille et c’est au creux des fêtes,

Que je cours et m’agite, souvent je me la pète.

 

Parmi les foules de la nuit

Parmi la faune de minuit

Je bois, je danse, je vis. Je me noie et j’en ris.

 

Mes réveils solitaires sont de plus en plus lourds

La musique trop forte rempart de mes secrets.

Et c’est dans des cocktails, aux confins de la nuit

Que je m’écroule enfin alors que vient le jour…

 

Sous les néons je fais semblant
D’être invincible, d’être vivant
Mais quand les verres sont vides enfin
C’est moi que je fuis au petit matin

 

Parmi les foules de la nuit
Parmi la faune de minuit
Je ris trop fort pour oublier
Que je n’ai personne à aimer